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De nombreux dirigeants portent plus que ce que leur rôle exige.
Pas parce qu’on le leur demande.
Parce qu’ils se soucient des autres et du résultat.
Un membre de l’équipe éprouve des difficultés.
Une partie prenante est frustrée.
Un projet prend du retard.
Une décision demeure sans réponse.
Sans s’en rendre compte, les dirigeants peuvent commencer à porter une responsabilité qui ne leur appartient pas réellement.
L’intention est souvent positive.
Ils veulent aider.
Ils veulent soutenir.
Ils veulent faire avancer les choses.
Mais, avec le temps, porter ce qui appartient aux autres crée des conséquences inattendues.
Le dirigeant devient surchargé.
L’équipe devient plus dépendante.
La responsabilité devient moins claire.
Les problèmes remontent au lieu d’être réglés là où ils prennent naissance.
Ce qui commence comme du soutien peut graduellement devenir un fardeau.
L’une des disciplines de leadership les plus difficiles consiste à distinguer ce qui vous appartient de ce qui appartient aux autres.
Tous les problèmes n’ont pas besoin d’être réglés par le dirigeant.
Toutes les frustrations n’ont pas besoin d’être absorbées par le dirigeant.
Tous les résultats n’ont pas besoin d’être portés par le dirigeant.
Cela ne signifie pas devenir indifférent.
Cela signifie agir de façon plus intentionnelle.
Il y a une différence entre soutenir quelqu’un et porter quelque chose à sa place.
Les dirigeants solides apprennent à créer les conditions qui permettent aux autres de réfléchir, de décider et de prendre leurs responsabilités, même lorsque cela est inconfortable.
Cela demande souvent de résister à l’envie d’intervenir trop rapidement.
Cela demande de faire confiance aux autres avec la responsabilité qui leur revient.
L’objectif n’est pas d’en porter moins parce qu’on se soucie moins.
Il s’agit d’en porter moins pour que les autres puissent en porter davantage.
Avec le temps, ce changement réduit la pression sur le dirigeant tout en augmentant la capacité de l’équipe.
Parfois, la question la plus importante n’est pas :
« Comment puis-je aider? »
Mais plutôt :
« Est-ce vraiment à moi de porter ça? »